ACTUS
CONTACT
PRESSE
PHOTO JOURNAL
 
 
 
Rosa Revolution, 2014-en cours, media variés.
 
Rosa révolution est un projet qui met en scène une utopie révolutionnaire. Le point de départ est la citation de Rosa Luxemburg: «La révolution se dressera demain de toute sa hauteur avec fracas et, à votre terreur, elle annoncera avec toutes ses trompettes : j'étais, je suis, je serai.»

Dans ce projet, on voit d'abord une scène construite qui est formellement entre un échafaud et une scène de théâtre. Une porte se dresse au 3/4. Alors que la porte devrait donner sur une coulisse, elle donne sur un escalier aussi éclairé comme partie intégrante de l'espace scénique. La révolution est symbolisée par une fanfare: les musiciens avancent en bande désorganisée, de plus en plus nombreux, jusqu'à la porte, certains portent des banderoles de manifestants.

De l'autre côté, un autre groupe de personnages s'avancent et essaient de regarder par le judas, ils s'accumulent dans les escaliers jusqu'à créer une montage humaine.
La porte ne s'ouvre pas, il y a une forme de logique de déception, les uns et les autres ne peuvent traverser cette porte qui se dresse entre eux. Les musiciens atteignent les autres par le son, le souffle dans les trompettes. Les gens accumulés derrière la porte ne peuvent que voir à travers l'œilleton.
L'idée de la vidéo serait de créer une boucle dans laquelle les personnages apparaitraient d'un côté puis de l'autre, que la révolution/ les musiciens deviennent, à leur tour, les spectateurs en attente d'un événement qui ne vient pas.
La musique serait basée sur le morceau pour trompette Le Carnaval de Venise d'Arban. Il s'agit d'une musique entrainante, rythmée. Le morceau serait peu audible, il serait comme une cacophonie de plusieurs trompettistes qui essaient de le jouer en même temps. Entre la révolution qui devient absurde, inaudible, et le burlesque des gens en attente, cette œuvre met en évidence une forme d'impuissance, une narration qui s'annule.

Ce projet s'inscrit dans la continuité d'autres œuvres réalisées comme La Tempête, pièce où un perfomer porte un parapluie sur lequel est posé un verre d'eau, une situation absurde où à la fois le spectateur et l'acteur de l'œuvre sont tous deux placés en situation d'attente (cf: en attendant Godot, S. Beckett).
La Tempête : http://www.alinebiasutto.com/fr/travaux/14latempete.html