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Les Révoltes Logiques, 2010-2017, dessins, feutre papier, 152 x 215 cm.
 

Les Révoltes Logiques sont composées d'un ensemble de dessins réalisés comme des performances.
Le dessin est un all over de la surface au stylo à bille rouge. Chaque dessin est vu séparément. Chaque trait est d'un centimètre de hauteur. Il y un souhait d'uniformisation et d'égalité du geste. Dans la performance, le geste devient aliénant.
Le recouvrement de la surface donne naissance à la phrase extraite d'écrits, de citations, de discours de socialistes : Léon Blum, Friedrich Engels, Ernesto Guevara, François Mitterrand et Hélio Oiticica.

La révolte Logique, après Jello Biafra: Je ne hais pas les médias, je deviens les médias.
La révolte Logique, après Léon Blum ;: Je dois faire ce qui est juste dans mon moment.
La révolte Logique, après Friedrich Engels : Je me sépare du règne animal.
La révolte Logique, après Karl Wilhelm von Humboldt: Je fais un usage infini de moyens finis.
La révolte Logique, après François Mitterrand : Je veux vivre et vivre libre.
La révolte logique, après Hélio Oiticica : Je suis une marginale, je suis une héroïne.
La révolte logique, après Aby Warburg: Là où je trouve ma propre ignorance, je la combats.

Ces dessins se caractérisent par leur vœu de liberté et de résistance, elles vont au-delà du socialisme partisan. Elles témoignent d'une recherche universelle d'un idéal. Je m'approprie ces extraits en les mettant à la première personne. La tension qui existe entre ce souhait et l'aliénation du geste met en évidence l'impossibilité de leur réalité. Dessinées dans la forme, elles deviennent un slogan qui semble inutile mais nécessaire à la condition humaine.
Ces dessins sont une proposition de réponse à la question : « comment les gestes d'un corps se convertissent de la soumission à la résistance*» et prennent une « certaine mesure de l’impossible** ».
Le titre de la série fait référence à la revue Les Révoltes Logiques dont Jacques Rancière a fait partie, qui se proposait d'étudier les discours ouvriers, à la fin de années 70.

*L'image fraternelle, Jacques Rancière avec Serge Daney et Serge Toubiana, 1976.
** Et tant pis pour les gens fatigués !, Jacques Rancière avec Edmond El Maleh, 1981.
Extraits de Et tant pis pour les gens fatigués, Entretiens, 2009, éditions Amsterdam.